TRAVERSE

Edito 2015 – A la luciole -A-C Chéron

Edito 2015 – A la luciole -A-C Chéron

A la Luciole

    Automne 2015
Artiste à bord de mer, rêveur d’eau douce,
Après le large, il arrive, paquebot fier en tête de lice au comptoir des mondes inexplorés. Débarque, ouvre le regard sur les territoires nouveaux, déplie la surface et l’horizon. 
 
Avant, il avait pris la lumière en plein dans le 1000 au cœur et fait démâter son esprit. Contemplant dans la nuit les lucioles méticuleusement accrochées au ciel, il s’impatientait déjà des rencontres en inconnu. 
 
Il inventait aux « jusqu’ici sans visages », les récits, secrets et aventures. Il se remémorait aussi les surfaces à perte de blanc, les têtes marquées par le froid et surmontés de casques ou chapska. Mais également les hommes à disparaître et tous les passants des quatre coins. 
 
Après le large, accueillir l’étonnement renouvelable à merci. 
Qu’aborde-t-on en résidence nouvelle ? Combien de temps faut-il pour percevoir et faire à soi ce qui brille au loin ? Qui coure encore à la rencontre des vivants ?
 
Anne-Charlotte Chéron 
    Printemps 2015
Réconcilier les lumières en soi.
Enfant il le regardait stupéfait avaler tous les éclairs, camoufler la lumière en lui.
Et la flamme ourlait lentement sur ses lèvres avant d’atterrir vers le ciel.
C’est ainsi que naissent les phares dans la bouche.
Et les poèmes qui se cachent au creux du ventre avant de se poser entre les joues innocentes, avant de stupéfaire les oreilles endormies, et parfois paresseuses,
Regarder
À la renverse
les lumières pâles chatoyer dans la nuit.
S’aveugler ensemble. Oublier les horreurs éclairées à grands feux.
S’abandonner aux lucioles.
Anne-Charlotte Chéron

 

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