TRAVERSE

Dorian Teti

Photographe en résidence du 05 Avril au 02 Juin 2021

Vernissage le 03 juillet 2021

Dorian Teti

Je vis et travaille à Vallauris, ma ville natale. Après une licence en histoire de l’art à l’Université de Lille, je me tourne vers la photographie et je sors diplômé de l’ENS Louis-Lumière en 2011.
La photographie est pour moi un outil d’exploration de mon histoire et mon identité, et me permet d’accomplir une mise à distance pour élaborer des mises en récit.
J’utilise la retouche photographique pour construire mes images, et pour éliminer, rajouter, fusionner des éléments entre eux.

Par l’engagement dans des expériences de vie, et par le biais de mises en scène des corps, d’autoportraits, de réappropriations et d’associations photographiques ou textuelles, je fabrique un univers fait d’objets, de faux-semblants, de simulacres et de doubles. Si la place dans la famille a été au coeur de mes investigations pendant plusieurs années, je tends aujourd’hui à ouvrir le champ de mes recherches à des territoires plus vastes : plasticité des corps, place dans un territoire, travail en installation et en volume.

Mes images ont été exposées à la Quinzaine Photographique de Nantes en 2020, à la Villa Perochon de Niort, et au festival de photographie de Batumi en Géorgie.
J’ai participé à des résidences de création à l’Ecole des Beaux Arts de Vallauris, et aux Rencontres de la photographie à Niort.

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 LE PROJET DE LA RÉSIDENCE

Le projet que je veux mener lors de cette résidence consiste en une série de photographies de mouvements arrêtés alors qu’ils sont en train d’être exécutés.
Il s’agit de se réapproprier des gestes en les investissant avec de la lenteur, de la répétition, du temps.
Décontextualisées par la répétition, les actions effectuées ménagent leurs suites, sans proposer de finalité : On observe alors des mouvements qui deviennent intangibles, presque abstraits. Les actions mises en scène dans une répétition excessive, resteront dans une épure et une modestie du geste. Tout le monde est appelé à participer, le travail se fera au gré des rencontres et auprès des habitants. Le corps deviendra sculptural lors d’un temps mis en suspens, en équilibre et en déséquilibre. Conçu comme une déambulation in situ, dans différents lieux de la ville, le propos est de faire résonner les paysages, les éléments naturels et les lieux du territoire de la Communauté des communes de la Haute-Bigorre avec les gestes effectués. Il s’agit donc d’inscrire les corps des habitants dans l’espace public, le temps de la photographie et de la performance, en
s’appuyant au besoin sur des éléments du décor. Les éléments naturels statiques viendront contraster avec les corps en mouvement qui s’animent, et dont les différentes phases de gestes fusionneront en une seule image.

 ATELIERS DE MÉDIATION

En prenant pour point de départ ma pratique artistique et celle de photographes qui m’inspirent (Jeff Wall, Sophie Calle, Cindy Sherman, Elina Brotherus, Lorna Simpson, Georges Tony Stoll) , l’articulation des ateliers de médiation se fera autour de l’image mise en scène : cadrage, lumière, retouche photographique.

Nous aborderons également la question de la place des corps dans l’espace, l’autoportrait, le double et la copie.

Enfin, on mettra l’accent sur l’aspect technique et historique de la photographie, en s’intéressant notamment à la photographie du mouvement, et en se référant aux travaux de Jules Etienne Marey et Eadweard Muybridge.